Petite littérature intimiste

24 février 2011

L’impatience…

Publié par marietournelle dans Portraits

Il était perdu…. Elle vivait à présent avec un autre que lui… 20 ans de vie commune, trois enfants, la lassitude…. Sa souffrance de ne plus vivre avec ses enfants le submergeait à chaque fois qu’il les voyait ; plus rien ne serait jamais comme avant. Plus jamais, il ne se dirait que chaque matin de leur enfance, de leur adolescence, il ne déjeunerait avec eux, se coucherait avec eux. Des ruptures, il ne voyait que des ruptures dans le temps… Il s’agissait d’une déchirure réelle qui le rendait inconsolable, qui l’empêchait d’aimer à nouveau, même si un nouvel amour lui dessillait les yeux. Il ne souhaitait plus porter cette responsabilité du vivre à deux, de ces concessions qu’on demande à l’autre sans le faire réellement. Un jour, une vieille connaissance l’a rappelé, esseulée, n’ayant jamais su dire à celui qui partageait ses moments de joie, qu’elle l’aimait ; il était trop tard, trop de distances… Pourtant, à force de chercher à briser leurs solitudes, ils se sont trouvés, aimés. Mais ce nouvel amour qui lui avait dessillé les yeux ne cessait de le hanter, c’était une évidence qu’il ne l’oublierait jamais. Plus le temps passait, plus ça le rattrapait, mais la vie était ailleurs, il était à nouveau père…

24 février 2011

L’écoute…

Publié par marietournelle dans Portraits

Elle l’a rencontré à 14 ans, il habitait non loin de chez elle, il a fallu un ami en commun pour qu’ils se croisent, pour se souvenir qu’ils s’étaient déjà rencontrés, loin de là, dans leur enfance… Il avait la passion, la liberté en lui, la quête des grands espaces, elle était son premier amour… Elle songeait déjà à sa maternité, pensait à sa maison, son premier salon… Il ne voulait pas d’enfant, pas de vie de famille, trop pessimiste pour accepter le prolongement de sa vie dans un nouveau-né. Il a voulu la quitter, elle l’a retenu, ne l’a pas écouté, a eu son enfant. Il n’a pas supporté les pleurs, l’inconnu, n’a pas assumé, alors il est parti vivre à des centaines de kilomètres de là. Un jour, alors qu’elle fêtait ses 3 ans, sa fille l’a appelé, elle attendait son père. Il est revenu dans leur ville et s’est installé deux rues plus loin…

12

kaya |
La grande montagne invisible |
lire et faire lire en gironde |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | blog 2 belles phrases :)
| syorciere
| L'antre d'@lisone